
Et de deux. Après la journée de mobilisation du 19 février, les quotidiens régionaux vont peut-être connaître leur seconde journée de grève de l'année dès ce vendredi 2 avril. La CGT a en tout cas lancé un appel à la grève (lire son tract ci-dessous), ce qui pourrait donc se traduire par une absence de plusieurs journaux dans les kiosques le lendemain.
Rien de bien étonnant finalement puisque les négociations n'ont pas pas particulièrement avancé entre les syndicats et le SPQR depuis cette première journée de grève et que, comme je l'écrivais le 9 mars, une nouvelle mobilisation était donc prévisible.
Un appel fort peu apprécié du côté des directions des journaux qui affirment être prêtes à entammer des discussions et voient la facture s'alourdir à chaque nouvelle journée sans parution. Il faut dire que l'ardoise pèse parfois très lourd, jusqu'à 400 000€ par jour comme explique Ouest France. Dans un communiqué du 30 mars, la direction explique ainsi :
" Alors que la Direction a proposé et maintient sa proposition d’ouvrir, sans délai, une négociation sur les salaires réels, on tente de faire croire au personnel que les salaires sont menacés de blocage ou même de recul. C’est évidemment faux. La Direction Générale reste prête à entamer ces discussions immédiatement. Le SPQR a confirmé, dans un courrier adressé aux organisations syndicales, sa volonté d’ouvrir une négociation sur une grille de classification « ouvrier » et d’entamer ou de poursuivre des discussions sur la pénibilité, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, le barème des piges… Dans ces conditions, nous tenons à faire part de notre indignation face à un nouvel appel à une non-parution le samedi 2 avril. La FILPAC-CGT relaye une fois de plus un mot d’ordre de l’échelon national en restant totalement sourde aux appels répétés de la Direction en vue d’ouvrir des négociations pour toutes les catégories professionnelles de l’entreprise. Cette grève est déclenchée au plan national et devient de plus en plus contraire aux intérêts des salariés des journaux régionaux. Rappelons que la non-parution du 19 février, provoquée par 15 % de grévistes, a entraîné une perte financière de 400 000 € et déroulé un tapis rouge à notre concurrent Le Télégramme qui lui, une fois de plus, a paru. L’année dernière, les mouvements de grève ont fait perdre 1,2 million d’euros à l’entreprise et 200 € d’intéressement et de participation à chaque salarié. L’attitude de la FILPAC-CGT fait courir un grand danger à l’entreprise, et donc effectivement à ses salariés. Il est donc urgent de se mettre autour de la table. La Direction Générale "









