La Charente libre frappe un grand coup sur le web !


La Charente libre s'offre plus qu'un nouveau site, une véritable petite révolution digitale !

La Charente libre frappe un grand coup sur le web !La révolution web du groupe Sud-Ouest continue. Après avoir entièrement remanié le site de la maison mère, Sud-Ouest, et lancé La République des Pyrénées, l'équipe de Yann Chapellon  vient de mettre en ligne le nouveau site de La Charente Libre. Et a gardé pour cela les principes qui ont fait le succès du nouveau Sudouest.fr, tout en y ajoutant quelques petites touches supplémentaires.



Simplicité de navigation :

comme pour Sud Ouest, La Charente Libre inverse la logique de la plupart des sites d'infos. Sa structure n'est pas hérité du rubriquage du journal papier ou de l'habitude de travail des rédactions, mais bien de l'utilisation que peuvent en avoir les internautes.
Terminés, donc, les dizaines de rubriques, sous-rubriques et autres menus, dans lesquels il faut souvent naviguer longtemps avant de trouver l'info qui intéresse. Le raisonnement par région, pays, commune (voir parfois canton) puis par rubrique, hérité des chemin de fer print, est abandonné sur le nouveau site de La Charente Libre, au profit d'une navigation simplifiée : actu, faits divers, loisirs et annonces.
Le reste du contenu du sites est géré par un système de tags qui permet de mettre en avant la vraie force des sites régionaux : l'info hyper-locale.

Un véritable pari, pas plus évident à tenir en interne que vis-à-vis des internautes dont les habitudes se retrouvent chamboulées pendant quelques semaines. Mais ils retrouvent bien vite leurs marques et si l'audience connaît souvent une chute significative les deux premiers mois, elle repart à la hausse de façon beaucoup plus importante par la suite. C'est en tout cas ce qui est survenu à Sud Ouest, qui affiche depuis une très belle progression comme je l'indiquais dans un billet il y a quelques jours.


Ouvrir les vannes de l'offre rédactionnelle :
c'est le point crucial du nouveau site de La Charente Libre. Bien sûr, il y a toujours un desk numérique (4 journalistes), mais c'est l'ensemble de la rédaction du quotidien qui produit désormais le contenu digital. Comme à Ouest France, les journalistes ont été équipés d'iPhone (qui permettent de réaliser de véritables reportages vidéos de bonne qualité, la preuve avec mon billet de lundi 18 octobre) ou de caméra Flip (encore plus simple d'utilisation, peu coûteuse, peu encombrante, un outil parfait en locale).
Ajoutez-y un système technique simple (un simple envoi de mail permet de mettre en ligne un article), un très gros travail de pédagogie et d'entraînement, et vous obtenez une rédaction bi-médias forcément beaucoup plus efficace. Le « goulet » d'étranglement que connaissent beaucoup de desk de PQR est alors supprimé et les journalistes 100% web peuvent apporter leur vraie valeur ajoutée en éditorialisant l'offre digitale et en l'enrichissant.

Mais un journal régional n'est pas fait que par ses journalistes. Le réseau de correspondants (une communauté qui existe dans chaque titre de PQR depuis bien plus longtemps que Facebook) produit lui aussi une part non-négligeable de l'offre éditoriale papier. Il est donc logique de les faire eux aussi basculer sur le web.
Et pour cela, La Charente Libre n'a pas eu à aller bien loin : il lui a suffit de reprendre le principe de Midi Blogs, lancé en 2000 par Michel Pelamourgue et dont le succès a de quoi en inspirer plus d'un (voir mon billet sur ce beau projet).
Et Comme Midi Libre et La Charente Libre font partie du même groupe… CQFD ! Pour commencer, une vingtaine de correspondants de LCL ont accepté de créer leur blogs. Si le pari est aussi bien tenu à La Charente qu'à Midi Libre, ils peuvent espérer générer un trafic significatif rapidement (14% du trafic de Midi Libre viennent des blogs de correspondants), ainsi que des revenus non-négligeables (200 000€ de pub locale sur ces blogs prévus cette années sur Midi Libre).

Facebook connect :
En étant l'un des tout premiers à maîtriser le facebook connect, le groupe Sud-Ouest s'ets offert une longueur d'avance par rapport au reste de la PQR. Déjà présent sur SO et La République des Pyrénées, le système permet donc de générer facilement des communautés intégrées au site du journal. En un clic, linternaute ayant déjà un profil Facebook le synchronise avec son espace au sein du site. Il lui est alors d'autant plus facile de partager les infos qu'il apprécie avec son propre réseau.
Mais le nouveau site de La Charente Libre passe une nouvelle étape en la matière. Les clubs sportifs hyperlocaux sont ainsi invtés à créer leur propre espace au sein du site du journal en synchronisant leur profil FB.
En clair, La Charente Libre cherche à se réapproprier ce contenu d'infos hyperlocal qui, depuis quelques années, avait tendance à s'exporter sur Facebook. La démarche est on ne peut plus intéressante et sera à suivre avec beaucoup d'attention dans les mois à venir, pour connaître la réaction des clubs.

Bref, voilà un nouveau site ambitieux, novateur et enthousiasmant, qui ne se contente pas d'un simple relookage graphique . La Charente Libre affiche là de vraies ambitions digitale et son évolution devrait en inspirer / intéresser plus d'un…

MAJ : je viens de lire le billet que Benoît Raphaël a consacré au nouveau site, nous sommes visiblement du même avis ! A lire aussi, pour les interviews de Stéphane Mazzorato notamment.


Par Erwann Gaucher le 20/10/2010 14:01:55
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