
Et de six ! Avec le lancement hier, mardi 19 avril, la nouvelle version du site de Midi Libre, le groupe Sud Ouest boucle une phase importante de son développement web puisque les sites de ses six quotidiens ont été dotés d'une nouvelle version (Sud Ouest, La République des Pyrénées, Charente Libre, L'Indépendant, Dordogne Libre et Midi Libre). Une stratégie web impulsée par Yann Chapelon, parti depuis s'occuper du développement international à France Télévision.
Pour le quotidien de Montpellier, la bascule s'est donc faite dans la journée de mardi, avec des ambitions affichées : " Nous sommes aujourd'hui autour de 120 000 visites par jours, nous visons les 200 000 visites d'ici la fin de l'année ", explique Michel Pelamourgue, directeur des nouveaux médias au sein du groupe. " Ce nouveau site, c'est à la fois la continuité de ce qui fait notre force, l'info en continu et l'hyperlocale, mais aussi le développement de nouveaux axes. Nous développons fortement notre présence sur les réseaux sociaux, notamment Facebook qui a été totalement intégré au site de Midi Libre, nous accentuons encore la couverture du sport avec des direct live plus nombreux, tous les classements et des zooms sur les principaux clubs ".
Comme pour les autres sites du groupe, celui de Midi Libre est donc désormais organisé en topics et bassins de vie. " Cela va notamment permettre aux internautes de personnaliser le site selon leurs préférences, les thématiques qui les intéressent le plus ".
Les habitudes des internautes se retrouvent un peu bousculées, et comme le prouvent les commentaires sur le site ce mercredi matin, il leur faudra quelques semaines pour s'habituer au changement. Mais ce nouveau type de site a d'ores et déjà fait ses preuves. A Sud Ouest, l'audience du site est en constante hausse depuis huit mois : 3 millions de visites en août 2010 (voir ici) pour 5,7 millions en mars 2011 (voir ici). Un phénomène que connaissent également La République des Pyrénées et Charente Libre.
| Le desk numérique est au cœur de la rédaction et nous allons essayer de rendre les locales autonomes sur leurs pages du site |
Pour ce nouveau site, Midi libre a non seulement changé de maquette, mais aussi de CMS, " celui-ci est plus agile, plus facile à utiliser, il doit permettre au desk d'intervenir facilement et rapidement sur le site ". Un desk désormais placé au cœur de la rédaction, composé aujourd'hui de sept journalistes, tournant 7 jours sur 7, sous la direction de la rédaction en chef et qui se veut la tour de contrôle des locales sans avoir la vocation à être le seul à alimenter le site. " Aujourd'hui, tout passe par le desk, mais nous voulons aller plus loin, précise Michel Pelamourgue. Nous voulons que chaque agence puisse alimenter ses pages sur le site, qu'elles soient autonomes. Dans le courant du mois de mai, nous allons lancer un test avec l'une de nos agences en ce sens. Si les résultats sont concluants, nous généraliserons ce système ".
Un site directement alimenté par les locales avec un desk chargé d'optimiser les meilleures infos, de les mettre en scène, de les diffuser sur les réseaux tout en surveillant de près l'activité des internautes ? La formule, si elle est tenue, est prometteuse. D'autant que Midi Libre est un des rares quotidiens régionaux à avoir sauté le pas d'un import la veille au soir. L'injection sur le web des infos de l'édition papier ne se fait en effet pas le matin, comme dans beaucoup d'autres quotidiens régionaux, mais le soir même du bouclage. Résultat ? Le site est "propre" dès 6h, 6h30, et le desk peut travailler à faire vivre le site au mieux pour la poussée de fréquentation du matin, quand beaucoup d'autres rédactions numériques ne terminent leur import qu'en milieu de matinée.
Un "détail" technique et organisationnel, mais qui a son importance !
Les fameux blogs de correspondants, qu'avait lancé le même Michel Pelamourgue il y a quelques années (lire ici), sont toujours présents sur le nouveau site de Midi LIbre. " 300 sont ouverts aujourd'hui, et nous avons fortement développé les blogs de quartier des villes, à Montpellier et Nîmes notamment ".
| Après avoir doté ces six quotidiens d'un nouveau site, le groupe Sud Ouest s'attaque à la mise en place d'une offre payante et mobile |
Maintenant dotés de nouveaux sites performants et expérimentant de nouvelles organisations, Midi Libre et les autres quotidiens du groupe Sud Ouest s'apprêtent à ouvrir une nouvelle phase importante de leur stratégie numérique. " Nous allons étudier de près les nouveaux contenus, les nouveaux services que nous pouvons inventer et proposer aux internautes et aux lecteurs dans le cadre d'une offre payante ", explique Michel Pelamourgue. Pas question, apparement, de faire purement et simplement tomber un paywall pour rendre payant des contenus qui étaient jusqu'ici gratuits en ligne. Les quotidiens du groupe dont essayer de définir ce que les internautes sont prêts à payer et ce qu'ils peuvent produire en ce sens.
Parallèlement, Midi Libre servira de laboratoire au groupe Sud Ouest dans sa stratégie d'appli mobiles et tablettes. Quatre développeurs maison seront en effet consacrés à la production, en interne, de nouvelles applications. Une expérience à suivre pour savoir s'il vaut mieux internaliser ce genre de compétences ou travailler avec des prestataires. Au vu des enjeux du web mobile, c'est une question que toute la PQR se pose.
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