
On savait que les négociations allaient être musclées, syndicats et patrons de PQR n'ont pas failli à leur réputation. Mardi 2 février, comme je l'expliquais dans mon précédent billet, ils avaient rendez-vous au syndicat de la presse quotidienne régionale pour parler salaires. Au programme : les salaires. Du côté des syndicats, on annonçait clairement la couleur : 2009 avait été une année "blanche" sur les salaires, il avaient donc bien l'intention de remettre la machine à négocier en route pour 2011 pour gonfler les bulletins de paie.
Du côté des patrons, le message était là aussi limpide : en juin dernier, une prime exceptionnelle de 200€ a été versée pour rattraper l'année 2009 et une augmentation de 0,7% a été appliquée le 1er avril dernier, l'effort est donc déjà fait.
Le résultat des discussions, qui concernent plus de 15 000 salariés de la PQR (dont plus de 4 000 journalistes) ? Un appel lancé à la grève par l'intersyndicale réunissant CFDT-CFTC-CGC)CGT-FO et SNJ qui demandent à cesser le travail le vendredi 18 février. Avec pour conséquence, une absence des quotidiens régionaux dans les kiosques le samedi 19 février.
Pour les syndicats, " la position du SPQR de mettre fin aux négociations nationales de branche portant sur l'augmentation du salaire réel de toutes les catégories de personnel vise à une baisse de l'ensemble des salaires. Cette baisse des salaires s'ajouterait à une dégradation des conditions de travail constatées dans tous les secteurs des entreprises de presse, et à un recul grave et constant de l'emploi " selon leur communiqué (à télécharger ci-dessous). Leurs revendications ?
le maintien de la négociation nationale de branche portant sur le salaire réel ;
le rattrapage de 1% au titre de 2010 ;
au titre de la politique salariale de 2011, 2 % sur deux paliers à définir, avec un rendez-vous en juin qui permette d'ajuster le salaire sur l'inflation réelle.
Les syndicats sont-ils-prêts à reconduire leur mouvement si les patrons de PQR ne bougent pas ? Réponse le 19 février.










