
Le samedi 19 février dernier a marqué la première grève de la PQR pour 2011, peut-être pas la dernière. Les négociations salariales entre les syndicats et le SPQR sont en effet toujours au point mort.
Après les réunions de février et du 3 mars au cours desquelles aucun accord n'avait pu être trouvé (lire mon billet à ce sujet), l'intersyndicale (CFTC-CFDT-CGC-CGT-FO-SNJ) n'entendent pas rendre les armes. Lundi 7 mars, dans une déclaration, les syndicats haussaient le ton vis-à-vis du SPQR : " Le refus du SPQR, purement idéologique, est en décalage total avec la réalité sociale vécue par l’ensemble des salariés. A cet égard, il est significatif que la vente du Républicain Lorrain annoncée par le Crédit Mutuel comme punition collective du personnel pour fait de grève soit de fait cautionnée par le SPQR comme méthode conforme à la lettre et à l’esprit de ses statuts. L’intersyndicale considère que les revendications formulées le 18 février et très fortement exprimées par l’action ce jour-là sont parfaitement légitimes, et que leurs satisfactions requièrent d’autres actions, d’autres mobilisations ".
Réclamant toujours une négociation de branche, un rattarpage de 1% par rapport à 2010 et une augmentation de 2% en 2011, les syndicats n'excluent donc pas de relancer une nouvelle mobilisation des salariés de PQR. Une réunion se tiendra le jeudi 10 mars pour en définir la forme. Une nouvelle grève est-elle à prévoir ? Elle n'est en tout cas pas à exclure, d'autant que la position du SQPR n'est sans doute pas près de changer alors même que le directeur du syndicat, Vincent de Bernardi, vient de quitter ses fonctions pour rejoindre l'équipe de Claude Guéant au ministère de l'intérieur. En attendant son successeur, il serait étonnant qu'un dossier aussi délicat que les négociations salariales ne bouge d'un pouce...










