Conséquence de l'effondrement de l'empire Hersant, le groupe ferme son agence de presse interne.
Créée en 2009 et située à Paris, rue du Chevalier de Saint George, à deux pas de l'Assemblée Nationale, l'agence de presse GHM employait quatre personne dont un rédacteur en chef et avait pour vocation de répondre aux demandes particulières des journaux du groupe en traitant, par exemple, de l'actualité politique se déroulant dans la capitale. Régulièrement, comme lors de la présidentielle, l'agence de presse interne du groupe proposait des reportages pouvant être diffusés au sein des différents quotidiens (les trentenaires autour des candidats, la campagne sur le web, les sièges de campagne...). C'était également le cas lors de grands événements sportifs (championnat d'Europe de football) ou pour couvrir l'actualité internationale. Ainsi, l'envoi d'un seul journaliste en Afghanistan, parti à la rencontre des militaires Réunionnais, Antillais, Guyanais, Polynésiens et Calédoniens avait-il permis de réaliser des papiers pour tous les quotidiens d'outre-mer du groupe.
A terme, l'idée était de mutualiser un maximum pour faire des économies d'échelle.
Trois ans après son lancement, l'essentiel des articles mutualisables concernaient les pages TV quotidien. L'objectif affiché était de permettre aux quotidiens du groupe Hersant de se passer de TV Mag, dont l'abonnement coûte cher. Un journaliste et deux pigistes réalisaient ainsi quasiment une page quotidienne. Pour autant les économies envisagées n'ont jamais été vraiment au rendez-vous puisque quasiment aucun des quotidiens du groupe n'avaient sauté le pas pour se passer de leur magazine TV.
L'agence de presse n'aura pas résisté aux secousses qui agitent depuis des mois le groupe Hersant Média dont la communication reste quasi inexistante malgré les très nombreux rebondissements qui agitent l'entreprise.





